Un Néerlandais interpellé avec 14 kg de cannabis remis en liberté faute d’interprète

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Du cannabis

Un Néerlandais, arrêté pour possession de drogues, a été remis en liberté par le tribunal de Perpignan.

L’absence d’interprète, qui devait traduire ses droits au prévenu, a suffi pour constater «l’impossibilité d’entendre le prévenu».

Une pénurie de traducteurs ou un interprète en vacances?

Le tribunal de Perpignan a dû remettre en liberté un Néerlandais, n’ayant pas pu le juger normalement car personne n’était présent pour traduire ses droits, relate L’Indépendant.

Les faits remontent au 5 mai, quand les douaniers postés au péage autoroutier du Boulou, dans les Pyrénées-Orientales, ont procédé au contrôle d’une voiture arrivant d’Espagne.

Dans une cache aménagée sous un siège, les fonctionnaires ont découvert la présence de 14 kilogrammes de cannabis.



Le média indique que le propriétaire du véhicule, un ressortissant néerlandais, a été surpris.

Il a expliqué à l’aide d’un interprète avoir acheté la voiture voici six mois. Et les stupéfiants y ont sans doute été oubliés par le vendeur, selon lui.

L’homme avait également dit revenir d’Espagne où il avait voulu revendre son véhicule, mais que la transaction ne s’était pas faite.

Cependant, ces explications n’ont pas été convaincantes et l’homme devait être jugé en comparution immédiate, au tribunal de Perpignan.

Une libération «forcée»

Toutefois, d’après L’Indépendant, le problème était qu’aucun interprète n’était présent lors de son procès.

Ce qui a ainsi permis à son avocat d’obtenir sa libération.

«Il ne peut exercer ses droits, puisqu’il est dans l’impossibilité de répondre aux questions.

Il n’y a donc aucune garantie d’un procès équitable. La remise en liberté s’impose!», a déclaré Me Ouayot, cité par le média.

À l’issue d’une courte délibération, le président a annoncé sa remise en liberté:

«Le tribunal constate l’impossibilité d’entendre le prévenu et prononce en conséquence sa libération.»

Un dysfonctionnement à cause de la pandémie


Auparavant, fin avril, trois détenus qui devaient comparaître au tribunal judiciaire de Valence, dans la Drôme, pour trafic de stupéfiants ou violences conjugales ont dû être relâchés faute de personnel pour les escorter.

Le jour de l’incident, les agents de l’antenne de Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, étaient en formation obligatoire, tous en même temps.

En effet, à cause de la crise sanitaire, plusieurs sessions auraient été modifiées, précise France Bleu.

Source : sputniknews

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