Un troisième confinement ? Ce serait « insupportable », mais c’est « inévitable »….

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail

Dans l’Hexagone, le nombre d’hospitalisations pour des cas de coronavirus repart à la hausse.

Et le variant anglais du Covid-19, qui rend la maladie plus contagieuse, a fait son apparition en France.

Alors que l’Angleterre et l’Ecosse viennent d’opter pour un reconfinement total, l’idée se fait de plus en plus pressante en France.
Des contaminations qui ne baissent pas.

Des hospitalisations qui repartent à la hausse. Un rebond épidémique redouté au lendemain des fêtes.

Le variant britannique [qui rend le virus plus contagieux] qui a fait son apparition dans l’Hexagone.



Une campagne de vaccination jugée trop lente. Et une quinzaine de départements placés sous couvre-feu dès 18 h.

Si chacun a souhaité à ses proches une belle année 2021 débarrassée du Covid-19, le cocktail explosif de cette rentrée rend le coronavirus plus pesant que jamais.

De quoi attiser la rumeur d’un troisième confinement (on n’a pas plus d’infos que vous, promis !), alors que fin décembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, expliquait que cette solution n’était pas exclue si la situation « devait s’aggraver ».

​Si les Françaises et les Français s’y sont soumis massivement au printemps, le reconfinement de fin octobre a eu beaucoup plus de mal à passer.

Alors, l’éventualité un troisième confinement, les lecteurs et lectrices de 20 Minutes l’accueillent avec des sentiments très partagés.

« Je suis fatigué de payer pour les autres »
L’idée de remettre ça une troisième fois est très dure pour certains. « J’ai 22 ans et ce serait insupportable, confie Romain.

J’ai très mal vécu le premier confinement, qui m’a épuisé psychologiquement.

Le second a été plus facile car j’allais au travail, mais mon quotidien était lourd.

Alors un troisième serait vécu comme une punition ! Je n’ai pas fêté Noël avec mes proches et mes amis et moi nous sommes privés de voir des personnes à risque, nos propres grands-parents, pendant que d’autres tenaient absolument à fêter Noël.

Je suis fatigué de payer pour les autres, il est temps d’en arriver à la responsabilité individuelle. »

Antoine, lui, est tout simplement contre : « Le confinement, c’est la méthode utilisée il y a sept cents ans pour la peste noire, c’est obsolète.

On devrait pouvoir faire mieux, tracer où les gens se contaminent, plutôt que de reconfiner sans que ce soit efficace ».

Même credo pour David : « il est indispensable de lister les alternatives possibles, comme améliorer le respect du port du masque, organiser une mise à disposition massive de tests, ou encore rendre obligatoire le télétravail pour les personnes vulnérables ».

D’autant que, estime Petre, la situation sanitaire et économique critique « prouve que les mesures de confinement punissent surtout les jeunes ».

« Je ne supporterais pas d’être encore confinée »
Pour beaucoup, c’est l’idée de rester isolé qui est insupportable.



« Moralement, je ne tiendrai pas, plante Julie. On n’est pas fait pour être enfermé.

Je n’ai pas vu ma famille, qui vit de l’autre côté de la France, depuis un an, je n’en peux plus.

Je suis soignante, et beaucoup de collègues et de résidents ont été touchés par le Covid-19, mais là, stop ! Il va falloir vivre avec et c’est tout ».

Une lassitude qu’éprouve aussi Rosy, mère d’un fils autiste de 34 ans.

« Le premier confinement, puis l’annulation de ses vacances dans une structure adaptée, ainsi que sa prise en charge en Adapei (Association départementale de parents et d’amis des personnes handicapées mentales) qui a été réduite : tout ça fait que ses tocs et angoisses se sont multipliés, raconte-t-elle.

Je ne supporterais pas d’être encore confinée ».

Arlette non plus. « Je suis âgée et je vis seule, c’est déjà difficile.

Mais si je ne peux même plus aller voir mes enfants et petits-enfants, que tous mes déplacements sont limités, c’est intenable.

Il y en a assez de toutes ces mesures qui, sous prétexte de nous empêcher de mourir, nous empêchent de vivre ! »

« Un troisième confinement est inévitable et nécessaire »
Si un reconfinement n’est pas encore à l’ordre du jour, plusieurs pays voisins ont franchi le cap. C’est le cas de l’Angleterre et de l’Ecosse. Alors, forcément, en France, l’idée fait son chemin, et certains sont prêts à s’y soumettre une troisième fois.

« Vu la gestion désastreuse de la crise sanitaire par le gouvernement, je pense que c’est inévitable et nécessaire », estime Alice, étudiante.

Comme Magali : « Il faut diminuer les contaminations et c’est la seule chose qui fonctionne ».

« Mieux vaut être confiné plutôt que de pleurer les personnes décédées », abonde Xavier. Un avis partagé par Céline, vendeuse. « J’en vois passer tous les jours des personnes qui refusent le masque ou le gel.

Et avec le réveillon du 31 décembre et les fêtes clandestines, il n’y a pas d’autre solution ».

Un reconfinement auquel Alexandre est prêt à se soumettre, « mais ce sera le dernier que j’accepte, prévient-il.

Je ne supporterais pas que dans quatre mois on reconfine parce que trop peu de personnes à risque auront refusé la vaccination ».



« Une peine de prison ferme »

Alors quitte à jouer la carte reconfinement, les plus pragmatiques prescrivent de ne pas faire dans la demi-mesure.

« N’en déplaise aux indisciplinés – que l’on ne sanctionne pas assez, je suis pour un troisième confinement total d’un mois et plus si nécessaire », pointe Johny.

A condition de l’assortir « d’une fermeture des frontières », renchérit Sabrina.

Car « comment sortir de cette pandémie si toute la journée, les transports sont bondés mais qu’à 20h, il faut être à la maison ? Il faut arrêter avec les couvre-feux », juge Amina, qui propose ainsi « un confinement total, strict comme le premier, une bonne fois pour toutes, avec fermeture des écoles et des crèches ».



« Il y en a marre de respecter les consignes quand d’autres se permettent de les transgresser », avance Dimitri.

Pour lui, la solution est toute trouvée : « il faut sanctionner d’une peine de prison ferme et d’une amende à six chiffres toute récidive au non-respect du confinement.

La simple peur d’être lourdement sanctionné en calmerait plus d’un ! » Eulalie est quant à elle moins sévère. Et plus philosophe : « Autant se reconfiner maintenant une bonne fois pour toutes, faire du yoga et de la cuisine, pour retrouver une vie normale dans quelques mois, non ? »

Rien n’indique qu’un reconfinement soit au menu pour le gouvernement, mais un conseil de défense sanitaire se tiendra ce mercredi matin, à la veille d’une conférence de presse de Jean Castex sur la stratégie de vaccination​.



Source :
Crédit photo : Capture d’écran

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0 Linkedin 0 Mail