Violences policières. « Il y a un sujet concernant le préfet de police de Paris », estime Berger…

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Après le tabassage d’un producteur de musique noir et l’évacuation d’un camp de migrants, le secrétaire général de la CFDT estime que la responsabilité du préfet de police de Paris, Didier Lallement, est « entachée ».



Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a estimé vendredi qu’« il y a(vait) un sujet concernant le préfet de police de Paris », Didier Lallement, dont la « forte responsabilité » est « entachée » par le tabassage d’un producteur de musique noir et l’évacuation d’un camp de migrants ces derniers jours.

« On parle du préfet de police de Paris, on ne parle pas de + fusible +, on parle de quelqu’un qui exerce une forte responsabilité », qui « aujourd’hui est entachée par ce qui vient de se passer cette semaine. Et donc je pense qu’il y a un sujet concernant le préfet de police de Paris », a déclaré Laurent Berger sur France Info .

Au-delà des « comportements individuels » de policiers qu’« il faut sanctionner », Laurent Berger estime qu’« il y a un sujet de qui donne les ordres ».

La doctrine du préfet critiquée
« Je le dis, je l’ai déjà dit, il y a un sujet aujourd’hui avec le préfet de police de Paris qui dans sa doctrine du maintien de l’ordre – et on le voit pour l’organisation de la manifestation demain (samedi à Paris) contre l’article 24 (de la proposition de loi sur la sécurité globale) -, on a l’impression, donne tous les ingrédients pour que ça se passe mal », a-t-il ajouté.

Didier Lallement n’est pas « directement » responsable de « ces images intolérables de quelqu’un qui est tabassé », du « comportement déviant de ces trois policiers et de leur culpabilité quasi avérée avec ces violences inacceptables » le 21 novembre contre le producteur de musique, « par contre la façon dont, depuis des années maintenant, la doctrine de maintien de l’ordre dans Paris se passe, donne à penser que l’affrontement est une option plutôt privilégiée », a déploré Laurent Berger.

Lors de l’évacuation lundi soir de migrants qui « occupaient pacifiquement, de façon symbolique, la place de la République dans des tentes », certains « ont été violentés » alors qu’ils n’avaient eu « aucun geste violent », a-t-il souligné.

« Il faut retirer » l’article 24
« Quand on voit l’interdiction de défiler de la manifestation demain (samedi) contre l’article 24, expliquez-moi les raisons sanitaires de concentrer du monde sur une place plutôt que les faire circuler », a-t-il protesté.

Cet article « unanimement condamné du côté des médias », qui interdit la diffusion d’images mettant en danger des membres des forces de l’ordre, « il faut le retirer, c’est clair et net, il faut le retirer », a insisté Laurent Berger.

« Deux ambitions qu’il faut tenir absolument », d’une part « la liberté d’informer, […] de filmer, qui ne peut pas être mise en cause, en aucune manière », d’autre part « la nécessaire protection des fonctionnaires dans l’exercice de leurs missions, ça ne se règle pas dans un article », a-t-il jugé.



Source : msn.com
Crédit photo : Capture d’écran

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