Xavier Bertrand affirme être «depuis 1998 l’adversaire numéro 1 du Front national»

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Invité sur LCI, Xavier Bertrand a détaillé son programme pour les régionales sans manquer de s’attaquer au parti de Marine Le Pen, qu’il accuse de s’être «planquée» en ne se présentant pas dans les Hauts-de-France comme en 2015.

«Depuis 1998, je suis l’adversaire numéro un du Front national», affirme lundi 14 juin Xavier Bertrand, président sortant de la région des Hauts-de-France et candidat à sa réélection et à la présidentielle de 2022. À l’heure où les sondages le mettent au coude-à-coude avec le candidat du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu, il a choisi de s’attaquer à la présidente du parti.

«Pourquoi Marine Le Pen n’est pas là? Si vraiment le Front national pensait qu’il avait toutes ses chances de gagner la région, pourquoi s’est-elle planquée?», interroge l’ancien ministre.
Il note ensuite que désormais «le FN est donné à 33%», une baisse par rapport au précédent scrutin régional.




«Pourquoi elle est partie? Tout simplement parce que c’est une question de courage. Elle n’a pas eu le courage de se présenter», estime-t-il. Pour rappel, en 2015, il s’était incliné au premier tour des régionales face à elle (44% contre 20%), avant de l’emporter au second tour (54% contre 45%).

Pas d’alliance
Il compte d’ailleurs vaincre seul le Rassemblement national, précisant qu’il aura «la même liste, le même projet, au premier et au deuxième tour». Il exclut donc toute «main tendue» de la part de La République en marche. «Pas de magouille et pas de tambouille dans l’élection régionale», insiste-t-il.

Sur la question de sa double candidature, il défend que «c’est la même campagne et la même logique, c’est la même élection», lui qui souhaite «redresser le pays et redresser la région des Hauts-de-France».

Sécurité
Pour tenter d’obtenir un nouveau mandat à la présidence du conseil régional, Xavier Bertrand a opté pour un programme qui met l’accent sur la sécurité, un sujet également prioritaire chez le RN, bien qu’il ne s’agisse pas d’une compétence des régions mais de l’État. «On voit aujourd’hui l’explosion de la violence dans notre pays», déplore-t-il, estimant que «l’État doit en faire beaucoup plus et beaucoup mieux».




Les transports et l’enseignement supérieur étant des compétences régionales, il assure avoir fait installer des équipements de vidéoprotection dans les gares et aux abords des lycées, ainsi que d’avoir recruté au niveau de la police ferroviaire. S’il est réélu, il compte les déployer «dans toutes les communes qui le souhaiteront», y compris rurales. «Je veux que partout on soit protégé dans ma région», conclut-il.




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Crédit photo : Capture d’écran

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